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Quelles voitures pour le futur ?

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Photo par Phil Desforges sur Unsplash
Quels véhicules utiliserons-nous en 2050 ? Cette question fait l’actualité de ces dernières semaines entre le rapport Idrac sur les véhicules autonomes du 14 mai dernier et le plan Hulot sur les véhicules à hydrogène annoncé il y a quelques jours.
Ce qui semble sûr, c’est que la voiture n’est pas encore une espèce en voie de disparition. Elle semble plutôt amenée à se transformer dans les décennies à venir, parfois même radicalement. Plus que la voiture, c’est même l’écosystème de l’automobile (la conception, l’assurance, le divertissement) qui va connaître une grande révolution.
Mais alors, à quoi ressemblera la voiture du futur ?
La voiture du futur sera donc plus propre, accessible, connectée et partagée. Voici plusieurs pistes actuelles.

Les véhicules partagés :

Le taux d’occupation en Europe étant seulement de 1,1 personne par voiture, il est clair que les sites de covoiturages mais aussi l’autopartage en libre-service ont dans le futur de grandes marges de développement rendu possible par le web. De plus, l’autopartage pourrait diviser le nombre de véhicules par 2 ! Quand on sait qu’en moyenne la voiture ne serre que 7 heures dans la semaine, le calcul est vite fait, même si avant cela, il reste à vaincre nos vieux réflexes de propriétaire dans une logique de possession.

Les véhicules autonomes :

Déjà l’apanage de Google Car, Tesla Autopilot, BMW Driver Assistance, les véhicules autonomes sont une des pistes avancées pour imaginer la voiture du futur ! Et cela, le gouvernement l’a bien compris comme en atteste le rapport Idrac. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire a même ajouté qu’il souhaite que la France devienne le pays « le plus attractif d’Europe » dans ce secteur.

Mais alors pourquoi des voitures autonomes ? Premièrement car nous savons aujourd’hui que 90% des causes d’accident sont liés à une erreur humaine. Il faut donc faire confiance aux machines ! Ensuite, imaginez le temps supplémentaire quotidien consacré aux loisirs dans votre voiture. La voiture autonome de demain sera donc un réel bouleversement de tout l’écosystème automobile. Il faut donc encourager et investir dans la recherche de ce secteur par des encadrements spécifiques et des financements publics. En effet, le développement des véhicules autonomes devrait apporter des avantages aux filières innovantes, tout en permettant des retombées positives sur l’activité économique des territoires. Rappelons que le secteur automobile est le deuxième employeur de France !

Les véhicules connectés :

Les voitures connectées pourraient engendrer une conduite plus sécurisée pour le conducteur et ses voisins, tout en optimisant et fluidifiant le trafic (par la communication entre les véhicules). Elles permettraient également de se divertir pendant le trajet. De plus, des économies potentielles d’assurance sont aujourd’hui déjà envisagées.

Plus de « green » :

Les véhicules à hydrogène :

Le Plan Nicolas Hulot de 100 millions d’euros a comme objectif 5000 véhicules en circulation d’ici 2023 et 100 stations de recharge. Mais alors pourquoi utiliser des piles à hydrogène plutôt que des batteries électriques ? Les voitures à hydrogène possèdent plusieurs atouts : tout d’abord une autonomie importante, (500km contre 350Km pour les batteries), une recharge rapide (environ 5 minutes), enfin, la voiture n’émet que de la vapeur d’eau. Un bémol tout de même sur la production d’hydrogène (par électrolyse) qui n’est pas très « green » pour le moment, d’où la volonté du ministre de la transition écologique de « verdir » l’hydrogène avec une plus grande part consacrée aux énergies renouvelables.

Autre exemple pour « verdir » la voiture du futur, Michelin a récemment annoncé vouloir des pneus 100% recyclés et 80% des pneus produits à partir de matériaux durables en 2048.

Prendre de la hauteur :

Pour d’autres, la mobilité de demain se trouvera dans les airs avec la création de drone-navette 100% autonome, électrique et en libre-service comme le concept lancé récemment par Airbus et Audi.

Quels enjeux pour les voitures de demain ?

La sécurité : comme la régulation de la production de données individuelles par les véhicules du futur est un enjeu de taille à l’heure de l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) au sein de l’UE. La sécurité routière est un autre point de première importance. Une adaptation du code de la route sera donc nécessaire.

Mais quid de la responsabilité en cas d’accident ? Aujourd’hui, la responsabilité civile, le régime issu de la Loi dite « Badinter » et l’obligation d’assurance permettent aujourd’hui de traiter sans modification les cas d’automatisation (partielle ou totale). En revanche, la responsabilité pénale reste, elle, en suspens.. Des avancées restent donc à faire en la matière.

Enfin, s’assurer de l’acceptabilité est aussi primordial : pour que la voiture du futur (qui devrait être plus propre, autonome et connectée, à hydrogène et partagée) se développe, il est important qu’elle soit acceptée par tous en sensibilisant les français aux retombées positives de ces voitures du futur. Cela étant dit, de nombreux défis demeurent, comme la prise en compte des impacts environnementaux, impacts sur les mobilités et l’emploi ou en matière d’équité territoriale.

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