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Les Juniors du Développement Durable imaginent l’horizon 2050

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Jardin partagés du parc Rivière
Les écoliers et enseignants de la Métropole engagés dans les Juniors du Développement Durable ont forcément leur petite idée du monde à inventer à l’horizon 2050. Extraits choisis…

Anas, 6 ans, Augustin 7 ans et Walid, 8 ans, CP

En 2050, quand on sera grands, on aura un compost pour nous tout seuls. Peut-être qu’on aura découvert de nouvelles plantes. J’ai envie d’avoir une boisson qui servira à vivre plus vieux. On ne sera pas obligés d’aller habiter à la campagne. Une ville avec de la nature, c’est possible ! On fera des voyages pour aller voir les mygales et les piranhas. J’espère que ça existera encore. On dira au président d’interdire les moteurs à essence parce que la nature, c’est plus important. On se déplacera avec des over boards volants. On pourra regarder nos leçons sur des appli. Comme ça, on restera à la maison. Mais on ira quand même à l’école une semaine sur deux parce que sinon, on ne verra plus les copains !

Florence Logvenoff, enseignante à l’école Jacques Prévert à Bègles

J’imagine, pour 2050, une école qui n’oublie pas l’apprentissage du collectif et de l’horizontal. On voit dans les classes uniques tout le bénéfice que peut avoir l’échange entre les enfants. La prise en compte du rythme individuel est une très bonne chose, mais il ne faut pas oublier l’importance de l’altérité. Oui au rythme de chacun, mais au milieu des autres ! J’espère en 2050, une école qui soit un passeur vers la société. C’est un enjeu considérable dans le contexte d’individualisme actuel. Je voudrais aussi que dans les mégalopoles qui se dessinent, on réserve aux enfants des espaces, en bas de chez eux, où ils pourront profiter de leur habitat de manière autonome. Qu’on n’oublie pas de leur laisser de la liberté…

Alice Dupuy, enseignante à l’école Saint-Gabriel à Bordeaux

Il y aurait, en 2050, des jardins dans toutes les écoles et même en hauteur. Les voies cyclables seraient optimisées dans toute la ville. Le bio serait au menu pour tout le monde dans les cantines. Les enfants seraient en lien avec les producteurs locaux. Ils pourraient les rencontrer régulièrement et les remercier. Toutes les écoles auraient un moment à la Maison éco-citoyenne. On aura appris à prendre soin des fournitures. Sur le plan de la consommation, le vrac se sera généralisé. On y vient petit à petit. Il y a 15 ans, on devait tout le temps dire aux enfants de ne pas jeter les papiers par terre. C’est fini ! C’est par l’exemple qu’on apprend. Ca rentre mieux quand on n’est pas moralisateur. Je crois à la vertu de la joie et de l’enthousiasme.

Anaïs, 7 ans et demi et Léane, 8 ans, CE1

L’avenir, il sera en même temps plus technologique et plus naturel. Il y aura plus d’espaces verts et on les partagera avec les animaux qui ne peuvent pas tout le temps aller vivre à la campagne. J’espère qu’il n’y aura plus d’immeubles, mais des maisons. Il y aura moins de voitures et les gens se déplaceront plus souvent en trottinettes pour adultes ou en vélo. Pour manger, il n’y aura presque plus de viande ou en tout cas beaucoup moins parce qu’on ne tuera plus les animaux. On ne pourra manger que ceux qui sont déjà morts de maladie. On aura inventé un remède pour leur enlever la maladie avant de les manger. Il n’y aura plus de zoo, mais des refuges. On vivra jusqu’à 110 ans.

Jeanne, Romane, Catherine, Diahoumba et Aurelle, 8 et 9 ans, CE2

En 2050, il n’y aura que des bâtiments et des immeubles, mais il y aura une révolution. Alors, on replantera des arbres et les oiseaux reviendront. Sans les arbres, on ne peut pas respirer. Sans la nature, on ne peut pas vivre. Il n’y aura plus que des vélos et des transports en commun. On utilisera beaucoup moins d’électricité. On mangera des fruits, des légumes et des fleurs qui feront du sucre. Il y aura des jardins dans les écoles et des récrés où on s’amuse et d’autres où on s’occupe du potager. On pourra peut-être être téléporté. On aura inventé quelque chose pour parler avec les animaux. Il y aura des avions électriques. On pourra aller habiter sur d’autres planètes. On pourra vivre éternellement et décider quand on veut mourir.

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