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Le camion du futur à Cenon et Saint Louis de Montferrand

Les 28 et 31 mars, le camion du futur a passé le cap de la rive droite et s’est installé au marché de Cenon La Morlette et au festival Art et Culture de Saint-Louis-de-Montferrand pour écouter ce que les passants avaient à dire sur la métropole bordelaise. Nous n’étions jamais allés au marché de Cenon, et nous avons été surpris par sa taille et son affluence. A Saint-Louis-de-Montferrand, nous avons apprécié l’engagement des habitants dans la vie de la commune.

Les géographes du camion du futur font des enquêtes de terrain, recueillent les avis des habitants et usagers sur place. C’est un ensemble de points de vue qui alimentent la réflexion globale. Voici la synthèse des discussions avec les passants lors du déplacement des 28 et 31 mars.

Ce qui va aujourd’hui

Dans l’ensemble, les habitants apprécient la tranquillité de Cenon et de Saint-Louis-de-Montferrand par rapport à « l’effervescence » de Bordeaux centre.

Pour les Cennonais, avant l’arrivée du tram ils se sentaient enclavés, mais aujourd’hui ils apprécient cette position à deux pas de Bordeaux, tout en conservant le calme. Pour les Monferrandais, le constat reste plus nuancé quant aux transports mais ils adorent cet esprit village à 15 minutes du pont Chaban Delmas.

Alors qu’à Cenon les gens sont attachés à l’image populaire et cosmopolite de Cenon , Saint-Louis-de-Montferrand accueille une  population plus ancrée historiquement. On vit ici depuis des générations avec un cadre très particulier : les marais, la Gironde et ses inondations.

Parmi les lieux qu’ils aiment fréquenter côté Cenon, il y a la Morlette pour ses services, le quartier Saint-Romain pour la carte postale et « le côté sauvage du Parc Palmer pour se promener ou faire un footing ! » Côté Saint-Louis-de-Montferrand, c’est plutôt les bords de Garonne et les marécages. D’ailleurs on en surprend parfois à rêver sur des projets de réaménagement des berges du fleuves sur d’anciennes maisons appelés les « Parenthèses » de Saint-Louis.

Ce qui ne va pas aujourd’hui

Si, comme partout, les habitants évoquent l’augmentation des loyers ou des prix de l’immobilier, ils reprochent également certaines incivilités dans les transports ou dans des lieux publics. De nombreuses personnes aspirent aussi à une plus grande solidarité, une attention aux autres « pour que l’on se reparle, que l’on discute ».

Concernant l’urbanisme, à Cenon, plusieurs choses sont pointées du doigt : les problèmes de circulation et plus largement une urbanisation croissante « ils ont la peur du vide, il faut absolument qu’ils remplissent ! ».

Pour la petite ville de Saint-Louis-de-Montferrand, pas de peur du vide, mais un problème récurrent : celui de la mobilité. En effet, les habitants dénoncent les embouteillages pour accéder au centre-ville ou traverser la métropole mais aussi le manque de bus.

Et si, à Bordeaux, les personnes interrogées voulaient davantage d’animation sur la Garonne, à Saint-Louis-de-Montferrand, on sait que le fleuve peut être dangereux. Les habitants se retrouvent parfois les pieds dans l’eau ayant l’impression d’être « la cinquième roue du carrosse de Bordeaux Métropole, avec une petite voie à peine audible ».

Ce qu’ils veulent pour demain

A l’approche des coteaux de Cenon, nos interlocuteurs nous ont souvent parlé de préservation de l’environnement et d’écologie, même si leur discours est parfois ambivalent par rapport à la voiture. En somme, ils veulent plus d’écologie et circuler plus facilement en voiture : « pourquoi pas des voitures propres ?!».

Sur la presqu’ile, la nature est partout et leur demande est claire : ils veulent une meilleure accessibilité au centre de la métropole par le développement d’un réseau de transport plus intense en périphérie, que ce soit des bus, des trains et pourquoi pas des bateaux.

Tous se rejoignent pour dire qu’il faudrait encore plus d’animations sociales et culturelles pour développer les solidarités et amener de la vie dans les espaces de nature.

Quelques idées pour le futur

  • Un mur avec des fenêtres pour se protéger de la Garonne tout en continuant de la regarder.
  • Transport en hydroglisseur.
  • Une balade de qualité le long de la Garonne.
  • Des salles d’arcade.
  • Miser sur le sport comme un vecteur essentiel pour créer du lien social.
  • Du travail pour les jeunes, pas que pour les robots.
  • Une ligue des champions pour les Girondins de Bordeaux.

Ce qui n’arrivera pas en 2050

  • Des places avec des arbres.
  • L’indépendance locale.
  • La fibre à Saint-Louis.
  • Les Red Hot Chili Peppers en concert.

 

Si vous souhaitez compléter et commenter ces avis, retrouvez l’équipe du camion du futur lors de nos prochaines dates ou participez sur le site.

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