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Bassens 2050 : Le récit

© JR Korpa sur Unsplash
2050 ! Nous y sommes. Au cœur de la métropole, la commune de Bassens a cultivé son exemplarité. Elle a réussi à développer une identité propre, forte et reconnue autour de trois axes :
– Les valeurs d’une ville-village, à taille humaine, fondée sur le bien-vivre ensemble, la bienveillance, et la solidarité ;
– la puissance du patrimoine industriel et portuaire comme facteur d’emplois et d’innovations ;
– la nature florissante et épanouie dans tout lieu de la ville.
En parallèle de sa voisine bordelaise, Bassens a su garder sa douceur de vivre, son calme grâce à une mobilité foisonnante et réinventée. Elle a su créer les conditions d’une vie locale et de proximité dynamique. Un écrin où se mêle des actifs en pleine forme grâce aux politiques ambitieuses en matière d’activités physiques et de très nombreux seniors centenaires grâce à la complémentarité des services de santé. Enfin, la commune de Bassens (la « Cité paisible » comme on l’appelle à présent) a su réussir chacun de ces défis grâce à l’écoute, au partage et à la co-construction des politiques publiques par et pour les bassenaises et bassenais.

La balade

Pour se rendre compte de la métamorphose de Bassens, suivons ensemble Aliénor, une jeune adolescente, en cette belle journée du 7 mars 2050.

  • Sa maison est dans les arbres, la fenêtre de sa chambre donnant sur la Garonne
  • Au pied de son habitat, un vaste jardin partagé où les habitants du quartier vivent en autonomie.
  • Sur le chemin du lycée de Bassens, elle retrouve sa copine qui habite le nouveau quartier troglodytique des coteaux
  • Elles traversent le centre-ville et ses nombreux parcs en trottinettes en libre-service et observent la convivialité des habitants aux terrasses des cafés ou en train de jardiner sur les toits végétalisés. Sur le marché désormais très célèbre de Bassens, elle achète quelques fruits de saison.
  • Comme dans une ruche, les drones de livraison croisent les habitants qui filent dans tous les sens vers leur lieu de travail majoritairement situés à Bassens. Grâce aux nombreux véhicules électriques et autonomes qui ont réduit grandement le nombre d’accidents : vélos, skate, trottinettes, monocycles, navettes circulent en toute sécurité. … (plus aucune voiture dans le centre depuis l’arrêté municipal de 2024, première commune de la métropole)
  • Elle passe sa matinée au lycée à énergie positive grâce à ces panneaux solaires nouvelle génération et suit avec attention ses cours pour devenir apicultrice comme son père qui travaille à Bassens sur les derniers 4 % de zone habitable sanctuarisés pour la nature [les abeilles ont survécu mais nous sommes passés près de la catastrophe en 2025 avec un effondrement massif des insectes]. Elle passe rapidement au jardin productif du lycée pour récupérer quelques radis qu’elle portera à son grand-père.
  • Elle déjeune avec son grand-père qui a 107 ans [les hommes ont quasiment rattrapé l’espérance de vie des femmes] et sa colocataire de 19 ans. L’hologramme de son grand-père rappelle à ce dernier son rdv hebdomadaire à la maison de la santé de son quartier pour y faire 1 heure d’activités physiques adaptées, puis son atelier de cuisine multiculturelle à la « Maison des animations et du lien social ». Avant de partir, Aliénor consulte la montre connectée de son grand-père qui lui indique que ses constantes sont parfaites et qu’il est en pleine forme.
  • Elle prend ensuite le téléphérique pour se rendre au « Conseil municipal des adolescents de la Rive Droite » dans le bas Bassens
  • Elle peut observer dans sa descente la mise en place des derniers préparatifs de la fête du port qui est devenu un quartier industriel et d’habitations depuis que toutes les entreprises ont fondé une symbiose industrielle (en 2038) avec uniquement des activités à impacts sociaux et écologiques positifs
  • Après avoir travaillé pendant 3 heures avec ses camarades en intelligence collective et voté pour le développement de formations à la communication bienveillante, Aliénor souhaite rejoindre ses amis au centre de loisirs de Bordeaux Lac pour faire du sport.
  • Elle attend simplement 2 minutes « l’hirondelle » solaire, le bateau qui fait la navette entre toutes les communes de la métropole, puis traverse la Garonne.
  • Elle peut observer à quelques mètres le nouveau restaurant sur pontons qui attire de nombreux touristes avec l’essor du tourisme fluvial, industriel et des expositions culturelles monumentales qui se découvrent au gré des balades guidées dans le quartier du port. Au loin, au parc des coteaux, on entend les premières répétitions du festival des Hauts de Garonne 2050 avec ses invités prestigieux venus du monde entier.
  • Plus loin, le quartier flottant bassenais, tout en bois, sur la Garonne car les inondations sont récurrentes dans Bordeaux depuis 2022 à cause de l’élévation du niveau de la mer. Le conseil municipal a d’ailleurs voté à l’unanimité l’accueil solidaire de 300 habitants bordelais
  • En 15 minutes, voici Aliénor qui rejoint ses amis au lac de Bordeaux.
  • Elle reçoit un appel de sa nouvelle voisine qui vient de participer au Conseil de quartier d’accueil des nouveaux arrivants, qui lui propose de co-organiser avec elle la prochaine fête des voisins et lui demande dans quelle association elle pourrait investir ses deux jours de bénévolat local.
  • 19h, l’heure de repartir chez elle pour le dîner et observer le coucher de soleil sur Bassens, la ville qui l’a vue grandir et pour laquelle elle ne voudrait pas changer.

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